Aide à la mise en forme du mémoire

Le manuscrit

Le manuscrit est le document original de votre mémoire de recherche universitaire. Ce n’est pas un document publié, il s’agit d’un travail universitaire et à ce titre, il ne présente pas de mise en forme éditoriale que l’on peut retrouver sur certains supports (article de revue, rapport d’entreprise).

Idéalement la forme doit donc être assez austère. On privilégie l’aspect fonctionnel du document et le confort de lecture, à l’originalité et à l’esthétique.

On veille à aérer le texte et à n’utiliser les variantes typographiques uniquement pour signifier la structure du document et les éléments importants.

Dans sa version finale (rendue en amont de la soutenance), plus de soin peut-être apporté à l’esthétique, tout en restant sobre.

Formatage

Les polices : le corps de texte utilise une fonte avec serif (type Times New Roman) ; les titres peuvent éventuellement utiliser une police sans serif (type Arial).

La force du caractère (taille de la police) doit être modérée : 11 ou 12 pt.

Interlignes : 1,5 ou double.

Marges : on évite les lignes trop longues. Entre 2,5 et 3cm pour les marges latérales.

Accentuation, mise en évidence : guillemet, italique ou gras. Il faut rester cohérent.

En-tête et pied de page : a minima, on numérote les pages.

Notes et encarts : on évite les encarts (par exemple pour définir un concept ou présenter un cas). Le mémoire n’est pas un manuel, ni un article de magazine.

On préfère utiliser les notes de bas de pages (ou latérale si la marge le permet), éventuellement on utilise les annexes si le contenu mérite une lecture approfondie.

Insertions de tableaux et de figures : les tableaux et figures sont numérotés et cités dans les textes. Une légende explique ce que le lecteur doit tirer comme information principale.

Tables et index : a minima, on insère un sommaire avant le corps du document.

Les règles typographiques

Comme l’orthographe et la grammaire, le français imprimé suit des règles de composition.

Il existe de bons ouvrages à ce propos : Perrousseaux, Y. (2010). Règles de l’écriture typographique du français. Atelier Perrousseaux.

Vous pourrez trouver encore plus de détails sur ce site : http://www.orthotypographie.fr/intros/index.html

La taille du manuscrit

Il est difficile de définir une taille précise. Une taille raisonnable serait de l’ordre de 25 à 50 feuillets (1 feuillet correspondant à 1500 signes soit une demi-page A4 avec un traitement de texte classique). On ajoute à cela les annexes qui ne doivent pas nécessairement être imprimées si elles sont trop volumineuses.

Page de garde

Informations clés :

  • Le titre
  • Nom, prénom, numéro étudiant
  • Direction du mémoire
  • Université, UFR, laboratoire
  • Parcours et année universitaire, session

La bibliographie

En psychologie et ergonomie, on utilise la norme APA.

À lire à ce sujet : Publication manual of the American Psychological Association (5th edition). (2001). American Psychological Association.

Google Scholar, Mendeley, BibTeX ou Zotero supportent ce type de citations et peuevnt vous aider à mettre en forme votre bibliographie.

Les différentes parties du document

  • Page de garde
  • Avant-propos
  • Remerciements
  • Résumé en français et anglais, mots-clés
  • Table des matières
  • Le corps du document :
    • Introduction
    • Méthode
    • Résultats
    • Discussion
  • Conclusion
  • Bibliographie
  • Annexes

Pages blanches

On ne saute pas de page entre sections. Uniquement entre partie ou chapitre. On démarre une nouvelle section avec son titre, sur la page de droite. Si besoin, on laisse une page blanche à gauche.

On préfère une impression en recto uniquement.

Propriété intellectuelle

Plagiat et auto-plagiat

Un mémoire est un travail original. Il ne peut donc pas reprendre des travaux déjà réalisés par soi-même ou par d’autres. Quand un travail antérieur est mentionné, cela doit être fait avec les précautions typographiques d’usage (guillemets) et en citant le document source. Bien entendu, le manuscrit ne peut contenir qu’une fraction raisonnable de citation dans le texte.

L’université a à sa disposition des logiciels permettant de comparer les manuscrits aux documents des bases universitaires, et sur le Web. Non seulement le plagiat peut entraîner la non-validation du travail de mémoire mais est aussi passible de sanctions plus importantes.

Exploitation du mémoire après la soutenance

Dans le cas où le mémoire serait de qualité suffisante, le jury de soutenance donne son accord pour le déposer dans les archives universitaires : souvent des archives numériques. Parfois, cette possibilité est conditionnée à des corrections.

Pour les meilleures mémoires, il est aussi envisageable d’en proposer le manuscrit plus ou moins modifié pour publication (communications affichées ou orales, article de revue, etc.). Dans ce cas, il est indispensable d’avoir l’autorisation de son directeur de mémoire. Il est généralement raisonnable d’envisager une cosignature mettant en avant l’étudiant.